N’aimez pas la réalité, changez la réalité sur le terrain! – Série sur le Bastar – Partie 1

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Une embuscade qui amplifie la lutte – 30 mars 2014 – Gautam Navlakha

Onze membres de la Central Reserve Police Force, quatre membres de la District Armed Force et un civil sont décédés suite à une embuscade qui aurait été menée par cent soldats de la People’s Liberation Guerilla Army contre une brigade conjointe de la Central Reserve Police Force et de la District Armed Force le 11 mars 2014 à Jeeram Ghati, dans le district de Sukma. L’embuscade a eu lieu sur une des routes nationales les plus animées du sud du Chhattisgarh (NH 30) aux alentours de 10h – 10h15 et n’a pas duré plus de 15 minutes. L’embuscade s’est déroulée alors qu’un effectif fort de 45 soldats menait un exercice d’Area Domination pour « assainir » la zone afin de permettre le mouvement des troupes et la construction routière. Un témoin oculaire a déclaré à The Hindu (11/03/2014) que « le rythme avec lequel les maoïstes se sont rassemblés, ont mené leur attaque et ont disparu dans une région où il y a des campements militaires de la police et paramilitaires est incroyable ».

L’embuscade a provoqué des réactions intéressantes. On lui a attribué une variété d’objectifs. Un journaliste du Hindustan Times, Eijaz Kaiser (Hindustan Times 12/03/2014) a cité un officier de police anonyme qui aurait déclaré que le CPI(Maoist) « était désespéré de reconquérir sa puissance et d’insuffler de la confiance parmi les cadres ainsi que d’entailler le morale des forces de sécurité ». Asian Age a cité des fonctionnaires du Ministère des Affaires Intérieures (12/03/2014) disant que (a) ils s’attendaient à de telles actions avec les élections à venir, tout particulièrement à ce moment suite à l’embarras subi par les maoïstes en raison du large taux de participation aux élections de 2013. Et (b) les agences de renseignements avaient informé le commissaire de police local du district de déplacements maoïstes et d’embuscades factices menées dans la localité entre le 5 et le 9 mars ». Mais Suvojit Bagchi de The Hindu a indiqué (12/03/2014) que les commandants maoïstes lui avaient dit que s’ils n’« engageaient » pas des effectifs entre mars et juin, ils seraient attaqué dans la mesure où la couverture forestière se réduit à la fin de l’hiver jusqu’à la mousson; leur campagne tactique de contre-offensive correspond toujours aux mois de mars à juin. Que cette année cela coïncide avec les élections générales rend la campagne tactique de contre-offensive plus importante cette année.

Cependant les médias s’accordent plus ou moins pour dire que le problème venait d’erreurs durant les opérations, c’est-à-dire qu’il n’y a rien de mal à faire la guerre contre les Adivasis qui sont dirigés par les maoïstes. Certains accusent les forces de n’avoir pas suivi les Standard Operating Procedures. D’autres affirment que les soldats étaient poussés à accomplir leurs tâches sans disposer des renseignements de terrain, de l’arsenal ou des effectifs adéquats. D’autres se demandent pourquoi ils n’utilisent pas les drones de surveillance israéliens alors qu’ils ont des « informations » selon lesquelles les maoïstes planifiaient une embuscade. Des vociférations se sont faites entendre pour l’achat de nouvelles armes, davantage d’effectifs et une approche plus musclée.

Pravin Swami, dans The Hindu (12/03/2014) a cité un document du CPI(Maoist) qui faisait référence à une réunion du Comité Central. Apparemment, dans ce document, les maoïstes « admettaient » qu’il y avait eu une « diminution » dans l’intensité et l’expansion de la PLGA, même si les tendances non-prolétariennes ainsi que le nombre de personne quittant le parti et la PLGA étaient en augmentation. Et il a conclu en disant « les révolutionnaires grisonnants … savent probablement qu’il ne vivront pas assez longtemps pour voir leur rêves réalisés ». Et il a fait référence à la mort et à l’arrestation de neuf des seize membres du Politburo nommés en 2017 au cours du « Unity Congress » pour suggérer qu’eux aussi ne feraient pas long feu.

Mais certaines choses ne sont pas prises en considération. Le nombre de compagnies et de pelotons de la PLGA est passé de huit compagnies et treize pelotons en 2008 à douze compagnies et plus de 25 pelotons, plus un peloton d’approvisionnement en 2013 (Indian Express, 6 janvier 2014). Cet accroissement a eut lieu durant la période où on les disaient à l’épuisement, ce qui met en doute l’étendue de leur déclin. De manière significative, alors que s’écrivaient ces histoires de leur déclin, les agences centrales partageaient avec The Tribune (1er juillet 2013) que le taux de femmes cadres dans le Bastar était passé de 40 à 60 pourcent et qu’aujourd’hui, 20 des 27 divisons étaient dirigées par des femmes commandants. En outre, si la note du comité centrale est authentique, alors d’où recrutent-ils les gens, et tout particulièrement les femmes, pour augmenter leurs effectifs?

Il s’agit d’une force rebelle bien plus petite, contrairement aux 286.200 hommes de la CRPF déployés contre elle dans dix états. Si nous y ajoutons les autres forces paramilitaires centrales ainsi que les forces armées de l’État, l’effectif total disponible est augmenté de 100.000 hommes. En d’autres termes, en dépit du déploiement massif de forces gouvernementales tout autour d’elles, les forces maoïstes ont pourtant grossi, bien que leur zone de guérilla ait rétréci. Cela signifie qu’il n’y a pas eu de réduction de leur base sociale. Le fait que de plus en plus de femmes les rejoignent rend cela encore plus significatif.

Un jour, le psychanalyste le plus célèbre d’Inde, Sudhir Kakar a écrit que:

Le rôle que joue la femme de la communauté dans le fait que ses hommes prennent les armes ou deviennent des terroristes n’a pas été assez valorisé. Que ce soit au Pendjab à la fin des années ’80 ou au Cachemire au cours de ces deux dernières décennies ou même dans d’autres endroits à travers  le monde, il n’y a pas d’incitant plus puissant pour susciter l’esprit combatif d’un homme que celui d’une femme imitant et défiant sa masculinité. La militance commence à perdre de sa vigueur une fois que les femmes cessent d’exiger une masculinité de la part de leurs hommes et commencent à penser davantage à la survie et au bien-être de leurs enfants. Malheureusement, les efforts anti-terroristes sont rarement destinés à influencer les femmes de la communauté. [Sudhir Kakar, A book of memory: Confessions and Reflections Penguin-Vinking, Delhi 2011; pp. 281]

En fait, la quantité d’études et de recherches se concentrant sur les femmes dans le cadre de l’extension de la politique contre-insurrectionnelle de pacification est assez imposante. De tels efforts distinguent les femmes et rendent essentielles leur expérience; en réalité, la société toute entière est affectée – certains plus, d’autres moins – mais personne ne demeure indemne. Par conséquent, les intellectuels sont utiles pour apporter des contributions additionnelles à la répression militaire en préconisant un changement nuancé de politique marquant l’expérience et les préoccupations des femmes comme étant pratiquement diamétralement opposées à celles des hommes ou les éloignent de la lutte / du conflit. Cela peut alors être exploité à des fins de pacification. Dans le processus, il y a une minimisation (si pas une dissimulation) sur la manière avec laquelle les opérations de contre-insurrection visent les femmes, utilisent leur vulnérabilité pour exercer un chantage ou des sévices sexuels et leur humiliation comme politique de guerre  intentionnelle. Cette dynamique est rarement captée parce que ceux qui travaillent dans les services d’État n’ont pas la capacité de saisir entièrement la réalité sociale engendrée par la guerre.

Inversement, dans la guerre révolutionnaire, cette question prend de l’acuité. Ici, les hommes ainsi que les femmes participent, se motivant les uns les autres. Donc, les ruses censées créer des divisions/fissures entre les rebelles, en essayant de distinguer les femmes et/ou le savoir qui rend les femmes intrinsèquement sensibles à la paix, etc. ne sont que des paroles en l’air. Dans quel but? La guerre révolutionnaire, sans aucun doute à des degrés divers, a simplement une spécificité et une énorme capacité à surmonter et/ou à briser les divisions que la société divisée en classes-castes-communautés considère comme « naturelle ». Et le fait que le CPI(Maoist) soit capable d’attirer les femmes en grand nombre anéanti l’argument avancé par les fonctionnaires anonymes du Ministère des Affaires Intérieures accusant les maoïstes d’exploitation sexuelle des femmes cadres. Pourquoi les femmes, davantage que les hommes, rejoindraient-elles la PLGA si l’exploitation sexuelle y était si répandue. Par conséquent, lorsque  Rahul Pandita remarquait que « de nombreux rebelles trouvent davantage de réconfort dans l’amour que dans la pratique révolutionnaire » (The Hindu, 8 mars 2014) en ajoutant que « les relations de types claniques du parti ne peuvent entrainer que des désertions », cela n’avait pas de sens. La vérité, c’est que les maoïstes exigent davantage de choses de leurs cadres et de leurs soldats, en particulier de leurs dirigeants. Et ni encouragement à vivre ensemble ni traitement de plainte cavalière de femmes cadres contre leurs collègues masculins. De nombreux dirigeants haut placés se sont fait rétrograder pour « avances inappropriées » à l’égard de collègues féminines. Par conséquent, plutôt que l’exploitation sexuelle, ce sont les règles strictes régissant les rapports hommes/femmes où la cohabitation hors mariage n’est pas autorisée, qui semblent « de types claniques » au citadin, mais pour un mouvement, c’est tout à fait censé. Parce que cela cela donne confiance aux femmes à l’égard du parti et de la PLGA.

Est-ce donc cela, un mouvement en déclin qui mène un grand combat?

Le 10 mars, le Indian Express rapportait un compte rendu du Secrétaire de Cabinet de l’Union qui le citait disant que « la région géographique de l’activité naxale s’est considérablement rétrécie. En 2013, on a constaté des violences naxales dans 330 commissariats de 75 districts dans dix états contre 400 commissariats de 85 districts à travers onze états ». Cependant, il mettait en garde déclarant qu’ils étaient toujours « capables d’avoir recours à des frappes spectaculaires dans leurs bastions (dans le Chhattisgarh, le Jharkhand, l’Odisha et le Bihar) ».

Par conséquent, que signifie cette embuscade?

Bien que le CPI(Maoist) ait récemment subi des revers, cela ne semble pas avoir entaillé leur capacité de combat ni leur soutien. Du moins, le courage de la force maoïste principalement dominée par des femmes. Par exemple, exécuter une embuscade en plein jour sur la voie principale la plus animée du sud du Bastar implique que, dans leur bastion et les régions adjacentes, ils continuent à jouir d’un soutien considérable. Sinon, leurs plans auraient fuité. Les agences de renseignement avaient alerté l’État quelques jours avant l’incident. Par conséquent, l’incapacité à générer « des renseignements concrets », c’est-à-dire au sujet de leur présence et de la taille de leurs effectifs, avant l’embuscade, indique le soutien social dont ils jouissent. Sinon, la présence de dizaines de guérilleros armés serait parvenue aux agences et/ou aux effectifs. Engager une force en plein jour dans une zone entourée de campements de paramilitaires et de policiers démontre leur audace. Le lieu réel de l’embuscade, selon le Indian Express (13 mars 2014), était un champ dégagé sans « collines d’un côté et fossé de l’autre ».

L’augmentation du nombre de compagnies et de pelotons et une augmentation de 50% du  nombre de femmes laisse entendre une participation accrue des femmes dans la région du Bastar et tempère la propension à voir l’augmentation du taux de participation aux élection (67% aux élections parlementaires en novembre 2013) comme une mesure de déclin du soutien populaire dont ils jouissent. Dans certaines régions, il y avait une lourde présence militaire – dans le Narayanpur, pour les 102 isoloirs destinés à 76.324 électeurs, il y avait 12.000 membres des forces de sécurité, un ratio approximatif de 6:1 (Indian Express, 12 novembre 2013). Dans la région de Jangampal, dans le Sukma, les maoïstes ont enlevé un IED placé dans un bâtiment scolaire après que les villageois leur aient dit qu’ils souhaitaient voter. De son côté, le Statesman (8 novembre 2013) a rapporté une histoire selon laquelle les non-tribaux craignaient une victoire du BJP parce qu’un de leur dirigeant tribal local, Bhima Mandavi, et ses sympathisants avait ouvertement déclaré durant la campagne que les non-tribaux seraient expulsés du Bastar et qu’une rumeur s’était propagée selon laquelle le candidat tribal du BJP jouissait du soutien des maoïstes. Alors qu’une terne campagne de boycott des élections laisse penser que le boycott perdrait de son attrait, la nature variée de leur réponse laisse entendre qu’ils ne sont plus rigoristes sur l’imposition du boycott. En fait, il est intéressant de noter que suite au lâche assassinat du journaliste Sai Reddy et à la critique des maoïstes, un dirigeant maoïste a déclaré à The Hindu (10 février 2014) qu’ils avaient « changé » leur politique et avaient pris la décision de ne plus tuer de Special Police Officer. Dès lors, il ne semble pas que le mouvement montre des signes de désespoir et demeure vigilant aux critiques.

Mais le fait que les médias et les classes dirigeantes aient décidé de faire avancer la question de la saisie des terres, de la réaffectation des forêts pour l’extraction minière, etc. (1) est un facteur très important, même si le problème qui a propulsé la révolte maoïste à partir de l’an 2000 demeure non-abordé. Alors qu’il occupait la fonction de directeur général de police, l’officier Ram Niwas, a admis dans le Indian Express (6  janvier 2014) que l’industrialisation et les acquisitions foncières dans le Chhattisgarh avaient « un lien complexe » avec la propagation des maoïstes et de l’insurrection. Et que cela ne peut pas être « endigué » sans aborder les préoccupations tribales sur ces questions. De façon intéressante, la question était supposée avoir été abordée avec l’adoption du Forest Rights Act. Mais le FRA a été suivi de violations. En fait, selon le Times of India du 24 mai 2013, le gouvernement considère le FRA comme « administrativement inexploitable »! En conséquence, entre 2007 et 2011, 8000 projets ont reçu la permission de déblayer 203.576 hectares de forêts. En 2005-2006, la contribution de la sylviculture et de la pêcherie était de 5,2%, mais elle est devenue négative en 2009-2010. À l’opposé, l’extraction minière et les carrières qui avaient enregistré une hausse de 1,3% en 2005-2006 ont enregistré un taux de croissance de 8,7% en 2009-10. L’ampleur totale de la diversion des forêts pourrait être beaucoup plus importante. Un autre rapport suggère qu’entre 2004 et 2013, au moins 2.430.000 hectares de forêt ont été détournés. En outre, l’exploration pétrolière et minérale a été autorisée dans 1.640.000 hectares au cours de la même période. Par ailleurs, à partir de janvier 2014, des candidatures pour acquérir 3.300.000 hectares de forêt sont en cours d’étude au Ministère de l’Environnement et des Forêts.

Nitin Sethi a écrit dans le Times of India (16 juin 2013) que depuis 1980 et l’adoption du Forest Conservation Act, l’industrie a commencé à acquérir une moyenne de 35.554 hectares annuellement et que 23.140 projets avaient obtenu une autorisation. Mais depuis 2004, le Ministère de l’Environnement et des Forêts a distribué une quantité sans précédent d’autorisations, ajoutant 600.000 hectares ou davantage (c’est-à-dire plus de 65.000 hectares annuellement) à l’industrie. Pendant ce temps, le nouveau Forest Conservation (Amendment) Rules de 2013 a circonvenu les dispositions du FRA et donne des pouvoirs énormes aux bureaucrates par rapport au Gram Sabha en ce qui concerne l’établissement des droits pour les projets nécessitant une diversion de terre forestière. Cela habilite le magistrat de district à conclure le processus de reconnaissance des droits. Mais, et c’est encore plus insidieux, cela lui accorde la « liberté » de décider quelle autorisation de Gram Sabha est nécessaire et laquelle doit être acceptée. Rappelons-nous que si une réunion est annulée pour quorum insuffisant, la réunion suivante convoquée par le magistrat de district, même si elle ne dispose pas du quorum requis, devient automatiquement valide. Obtenir d’une poignée de citoyens qu’ils soutiennent le transfert de terres forestières aux compagnies n’est ainsi pas une tâche difficile.

Prenons la lutte de Rowghat, qui fut récemment dans tous les journaux pour de multiples mauvaises raisons; Nandini Sundar fut accusée par la police du Bastar d’avoir des liens avec les maoïstes. Ceci devait dissuader les gens de soutenir la lutte de Rowghat. Mais il y a eu une lutte dans cette région où le Rowghat Iron Ore Mine, détenu par Bhilai Steel Plant, dénie la présence de forêt réservée dans la zone du projet dans sa demande au Ministère de l’Environnement et des Forêts. Selon la propre carte de la compagnie, cependant, la région se trouve bien dans les Rowghat Hills de la Matla Reserved Forest. En fait, le projet se trouve en plein centre d’un large couloir naturel s’étendant du sud-est du Maharashtra au nord-ouest de l’Orissa, avec huit réserves, parcs et sanctuaires animaliers. Selon la Campaign for Peace and Justice, le Rapid Environmental Impact Assessment (REIA) lui-même reconnait que la construction d’une ligne de chemin de fer et d’un tapis roulant pour l’exploitation minière mettra un terme aux migrations. Pire, alors que le Forest Clearance a été accordé pour 883,22 hectares, la zone totale d’extraction acquise est de 2028,797 hectares! Aucune droits forestiers n’y ont été fixés. En outre, de faux et identiques certificats de Gram Sabha affirment qu’il n’y a rien dans la zone qui ait une importance culturelle ou religieuse. Les villageois s’opposent également aux frauduleux « No Objection Certificates » qui leur ont été arrachés de force. Et pour s’assurer que ce projet décolle, ils planifient de déployer 22 bataillons de la BSF et de la CRPF pour encercler la zone. Six camps ont déjà été construits jusqu’à présent. La Bhilai Steel Plant/SAIL a également signé un accord, d’une valeur de 50.000.000.000 roupies, avec le gouvernement pour financer et former les forces paramilitaires. Et les effectifs seraient postés dans la région de Rowghat durant toute la durée de vie de la mine.

Lorsque l’État en fait voir de toutes les couleurs aux luttes populaires contre l’accaparement des terres etc. et promeut les intérêts de l’extraction minière et des industries liées au secteur minier, même quand la question disparait des médias, elle ne disparait pas pour la population. En un mot comme en cent, l’embuscade était le rappel qu’une fructueuse campagne tactique de contre-offensive menée par la PLGA dans une région convoitée par les compagnies minières a encore de longs jours devant elle pour inspirer les gens à lutter pour être entendu et empêcher les multinationales indiennes et étrangères de s’emparer de leur terre. Cette guerre, qui est menée afin de sécuriser la région en vue de l’investissement étranger direct, ne montre aucun signe d’apaisement.


(1) Harendar Bajwa dans le Hindustan Times « Only Guns No Solution » (13/03/2014) fut l’unique exception parmi les journaux en anglais. De manière intéressante, elle fait référence aux soldats peu disposés pour cette guerre, ceux-ci ne sachant pas distinguer « qui est un maoïste et qui est un Adivasi ».