Lettre pour la libération de Saibaba, Varavara Rao et les autres intellectuels

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Professeur Saibaba Professeur Saibaba

Assurez la libération du professeur Saibaba, de Varavara Rao et les autres intellectuels et la sauvegarde des droits démocratiques du peuple. 

Un appel de poètes, d’auteurs, d’artistes, de journalistes, d’intellectuels et de diverses associations démocratiques.

Le rétrécissement progressif jour après jour de l’espace démocratique et l’étouffement de la parole du peuple et des intellectuels nous désole beaucoup. Le professeur G.N. Saibaba, activiste social, handicapé à 90% et souffrant de 19 maladies se voit refuser tout traitement médical et sa demande de libération pour raisons médicales est continuellement rejetée. Saibaba, qui s’exprimait pour les milliers d’Adivasis détenus, éloignés de tout soutien légal, et pour leurs luttes légitimes, a été condamné à la prison à vie par un tribunal de Gadchiroli il y a un an. Mais son appel de cette condamnation doit encore être examinée par la High Court. De nombreuses organisations pour les droits humains indiennes et internationales, y compris la Commission des droits de l’homme des Nations Unies et des intellectuels du monde entier appellent à sa libération sans conditions. Mais tous ces appels restent lettre morte. Il est en outre pathétique que le tribunal dise que sa vie n’est pas en danger et qu’il reçoit régulièrement un traitement médical alors que les rapports médicaux et son état de santé semblent dire le contraire. 

Ceci concerne le traitement totalement inhumain rencontré par le professeur en chaise roulante, nous sommes choqués d’apprendre l’incarcération de Varavara Rao, 79 ans, auteur télougou renommé, militant et voix des sans voix, accusé de complot criminel en vue d’assassiner le premier ministre. Nous ne pouvons imaginer le monde intellectuel et littéraire télougou ni les mouvements populaires et pour les droits démocratiques sans sa contribution vieille de cinquante ans. Malheureusement, Varavara Rao, qui a rencontré de nombreux politiciens pour leur demander la libération du professeur Saibaba, se retrouve lui-même en prison. 

Un autre intellectuel, l’avocat Surendra Gadling, qui représente le professeur devant les tribunaux, a subi le même sort. Sept autres intellectuels ayant demandé la libération du professeur sont aujourd’hui derrière les barreaux. Tous ces intellectuels sont des militants pour les droits humains luttant pour cause des Dalits, des femmes et des Adivasis. Toutes ces actions ne sont rien d’autre qu’une asphyxie des voix, laquelle exige justice. 

Il apparait que la théorie du complot convient à la police plutôt qu’aux intellectuels emprisonnés. D’abord, ils furent accusés d’être impliqué dans les émeutes de Bhima Koregaon. Lorsque cela s’est avéré absurde, les accusations furent reformulées et les intellectuels furent accusés de complot. À cette fin, la police a créé de lettres factice pour soutenir sa théorie. Des politiciens de tous bords, dont Rahul Gandhi, ainsi que des officiers de police et des juges à la retraite ont ouvertement condamné ces fausses allégations. L’acte le plus odieux de cette machinerie est qu’ils ont été arrêté en vertu de la draconienne UAPA. Ces neuf intellectuels, qui sont détenus, sont la voix des sans voix. Ainsi, en les faisant taire, le gouvernement leur dénie leur droit fondamental à s’exprimer. C’est donc l’étouffement des voix de centaines de milliers de femmes, de Dalits, de musulmans et d’Adivasis. Il ne s’agit pas seulement des intellectuels mentionnés ci-dessus,  mais des milliers d’Adidvasis, de Dalits et de musulmans qui dépérissent en prison depuis des décennies sans avoir été jugés. 

Concernant le professeur Saibaba et Varavara Rao, ils appartiennent à la société télougou et sont actifs dans la vie publique depuis des décennies. Varavara Rao, qui est incarcéré à la prison de Pune, a 79 ans et a besoin d’une surveillance médicale constante. Saibaba, le professeur en chaise roulante souffrant d’un nombre incalculable de maladies a besoin d’un traitement médical constant, lequel lui est refusé, se trouve dans une cellule de la Nagpur Anda. Nous sommes très inquiet pour leur état de santé à tous les deux ?

Ce ne sont pas ces cas précis qui paniquent tous les pacifiques. C’est l’ambiance de peur et de terreur répandue dans la société actuelle, dans laquelle les intellectuels sont menacés, attaqués et incarcérés pour leurs paroles dissidentes. La violence à l’encontre des Dalits et des minorités a spécifiquement augmenté ces dernières années. Cette ambiance de peur et de panique n’est pas bonne pour la démocratie et va à l’encontre de l’esprit de notre constitution. 

En tant que candidats éligibles représentants du peuple sous le sceau de notre constitution, il n’est pas nécessaire de dire qu’il est de notre devoir impérieux de préserver la démocratie et l’État de droit et de nous assurer que les institutions, dont la police, suivent les valeurs constitutionnelles, tant dans l’action que dans l’esprit. Il est essentiel que la liberté d’expression et le droit à la dissidence soit honorés afin que survive la démocratie. 

L’esprit et la lumière qui doivent vous guider, vous et vos partis politiques, est la constitution indienne. Le parti du Congrès a déjà promis de d’abroger la loi sur la sédition. En outre, lorsque les droits fondamentaux de base sont entravés, aucune de vos mesures d’aide sociale ni aucun de vos programmes de développement ne peut protéger la démocratie. Cela entraine le chaos. 

Par conséquent, nous demandons à tous les partis politiques en lice de rendre publiques nos politiques sur la préservation des droits démocratiques et de donner une claire garantie aux peuples. 

Nous vous demandons de vous efforcer d’obtenir une enquête impartiale et juste dans les affaires ci-dessus et de vous assurer que le professeur Saibaba, Varavaaro Rao et les autres soient libérés sous conditions immédiatement.